Dès notre retour de Grèce, l’an dernier, nous avions décidé de prolonger le riche voyage que nous avait proposé l’association universitaire Athéna sous la houlette de Roger Massé, son président : Après la Grèce, la suite logique était Rome !
C’est ainsi que ce beau matin de septembre, 23 amopaliens se sont retrouvés à Orly pour partir vers la « Ville éternelle ». La base du voyage était celle que nous avait proposé ATHENA mais, grâce aux connaissances de Maître Jean Pierre Boivin, avocat au Barreau de Paris, membre de Paris XII-XIII, nous avons pu enrichir le projet initial de visites privées dans des endroits sans doute moins exposés au surtourisme mais non moins riches en beauté et en histoire.
Premier jour, mardi 29 septembre
Arrivés sans encombre à Rome, nous avons déposé nos bagages l’hôtel Regio, agréable et confortable, situé juste à côté de la gare centrale Termini et sommes allés déjeuner à proximité. Ensuite, nous avons emprunté le métro pour nous rendre à la Basilique Saint-Paul-hors-les-murs où nous attendait notre hôte, Monseigneur Giuseppe Groce, Conservateur honoraire des archives du Vatican, entre autres.

Le livret remis par ATHENA, nous indiquait « La Basilique Saint-Paul, avec son imposante structure byzantine, est la plus imposante basilique patriarcale de Rome après Saint-Pierre du Vatican. Elle fut fondée dans les premiers siècles du christianisme sur le lieu où fut enterré Saint-Paul, quand l’empereur Constantin promulgua l’édit de Milan, par lequel il mit fin aux persécutions contre les Chrétiens et leur accorda la liberté de culte, en favorisant la construction de lieux de prière ». Accompagnés de Monseigneur Croce, les portes s’ouvrirent et nous avons commencé par la visite de la basilique elle-même avant d’accéder au musée puis au cloître et de de monter découvrir une impressionnante collection lapidaire de toutes provenances que nous avons observées de longues minutes.




La basilique est ouverte à tous mais après sa visite nous avons été introduits dans le cloître




Puis avons traversé un petit musée avant de monter à l’étage où nous attendait une étonnante collection lapidaire.




Redescendus au niveau du cloître, nous avons pu jeter un œil au réfectoire des moines où le couvert était déjà dressé


De retour au cloître, nous avons pu observer une photo de l’état de la basilique après l’incendie ; réduite à l’état de murs noircis en 1823, elle a été totalement reconstruite et consacrée à nouveau en 1854.


D’autres surprises nous étaient réservées, la salle du chapitre dans laquelle le Pape vient parfois rendre visite aux moines et dans laquelle le Commandant Christian Gassien nous gratifia de quelques notes de Bach avant que nous jetions un coup d’œil indiscret dans la salle à manger du couvent où le couvert était dressé.


La visite terminée, nous sommes revenus vers l’agitation romaine en traversant un paisible jardin fleuri où de nombreux oranges et citrons murissaient doucement.
Deuxième jour, mercredi 30 septembre
Aménagement judicieux du voyage, l’équipe ATHENA à Rome avait retenu des minivans pour nous emmener au très remarquable musée Etrusque.



Comment rendre compte de la richesse de ce musée où se côtoient fresques, statues, sculptures, objets de bronze, poteries, tous plus admirables les uns que les autres et valorisés par une présentation soignée ; ce livret souvenir ne peut être un catalogue.








Puis le moment est venu de déjeuner, souvent des pâtes en entrée et du veau diversement assaisonné avant un dessert le plus souvent assez simple.

L’après-midi avait été consacrée au musée Capitolin. Beaucoup le connaissaient déjà mais il est toujours intéressant d’entendre le résultat des dernières recherches historiques qui savent discerner la réalité du mythe fondateur. Vaste mais passionnant sujet qui touche tout le monde.










et pour finir, l’habituel éblouissement ; la brutale apparition du Forum !



Il était temps de de dîner, mais avant cela Roger Massé nous a donné sa première conférence dont vous pouvez télécharger le contenu grâce à son enregistrement effectué et retranscrit par Jean-François Marmey (sous les photos)


Troisième journée, jeudi 1er octobre
Sous un soleil charmant qui a fini par chauffer un peu trop, nous sommes partis vers le Colisée, haut lieu de surtourisme !




Puis nous sommes retournés au mont Palatin pour une vue dominante sur le Forum, avant d’aller déjeuner.




et très vite ensuite de nous rendre à l’église Saint Clément, à quelques mètres mais malheureusement en travaux. La photo de la nef montre ce que nous n’avons pu voir.


La visite des cryptes superposées de plusieurs niveaux était accessible avec, au dernier niveau, le sanctuaire du culte de Mythra.


L’après-midi s’est terminée assez vite et nous sommes rentrés à l’hôtel pour nous mettre en tenue pour le concert qui allait clôturer la journée, en effet, grâce à Maître Jean-Pierre Boivin et à Monseigneur Croce qui ont su convaincre son Excellence Charles Personnaz; il a accepté que soit organisé un concert dans son Ambassade de France auprès du Saint siège. Celle-ci occupe un charmant palais, autrefois occupé par Pauline, la sœur de Napoléon Ier qui y menait une vie de légèreté insouciante.

25 amopaliens et amis s’y étaient rendus à la fin d’une riche journée de visites et avaient découvert la charmante élégance de ce palais. Ils furent reçus dans l’antichambre où ils patientèrent quelques minutes avant de pénétrer au grand salon.


Son excellence l’Ambassadeur Charles Personnaz les y accueillit chaleureusement. Jean-Pierre Boivin puis Bernard Gomel présentèrent le groupe et remercièrent leurs hôtes et les organisateurs de l’évènement. Enfin entra notre pianiste virtuose, Giovanni Bertolazzi, qui nous commenta ce qui allait advenir…



Il a parlé des œuvres qu’il avait choisi de nous jouer et s’est assis devant le magnifique piano Bechstein. Dès les premières notes de »Après une lecture de Dante », bien que prévenus de la qualité du concertiste, nous avons compris que nous allions vivre des moments inouïs !

Le programme se trouve ci dessous. En bis, Giovanni Bertolazzi a joué les »Feux d’artifices » de Claude Debussy.


Abasourdis, il a fallu quelques minutes avant de descendre dans le réel pour profiter du buffet que nous avions organisé, nous sans nous égarer, à l’invite de son Excellence l’Ambassadeur, dans les pièces attenantes au salon.


Le buffet avait été dressé par Marti, le traiteur habituel du lieu, les saveurs italiennes se mêlaient à un Proceco qui coulait généreusement.



Le quatrième jour, vendredi 2 octobre
La matinée était consacrée au Vatican et au musée du Vatican. Ici, le surtourisme observé au Capitole était largement dépassé ; ça été assez fatigant malgré l’incomparable richesse des lieux. Ils sont connus de beaucoup, leurs illustrations accessibles très facilement, seuls suivront quelques photos de pièces qui continuent à émerveiller.





Epuisés, nous avons rejoint le restaurant, pas si proche mais salvateur

L’après-midi nous sommes retournés pour visiter, cette fois-ci, la Basilique Saint Pierre. Même commentaire que pour le musée du Vatican : Tout le monde connaît !


Nous avons quitté les ors du Vatican pour aller visiter la bien belle église Saint-Marie des victoires
Cinquième jour, samedi 3 octobre
Ce beau matin, le rendez-vous était pris avec Monseigneur Valdrini (Recteur honoraire de l’Université catholique de Paris, Doyen de la Basilique Saint-Louis de français, professeur de Droit canon, entre autres) sur le parvis de la Basilique Saint-Jean-de-Latran.
L’Archibasilique du Très Saint Sauveur et des Saints Jean-Baptiste et Jean l’Évangéliste, communément appelée Saint Jean de Latran, se dresse dans les environs du mont Celio.
À l’origine, avant la construction de la basilique, cette zone appartenait à l’ancienne famille des Latran, qui avait sa maison à proximité. Les annales de Tacite en 65 parlent d’une confiscation par Néron, en raison de l’implication de certains membres de la famille dans un complot contre l’empereur lui-même.
Ce n’est que plus tard que le terrain devint la propriété d’une certaine Fausta, reconnue comme l’épouse de Flavius Valerius Constantinus qui fut proclamé empereur à la mort de son père en 306.
L’empereur Constantin avec l’édit de Milan de 313 donna la liberté de culte aux chrétiens et, voulant offrir à l’Eglise naissante un lieu convenable pour les célébrations, donna au pape Melchiade le terrain du Latran, que sa femme lui avait apporté en dot, afin d’y bâtir une église.

La basilique, consacrée en 324 par le pape Sylvestre Ier, fut dédiée au Très Saint Sauveur. Enfin, au IXème siècle, Sergio III l’a également dédiée à Saint-Jean-Baptiste et au XIIème siècle Lucius II a ajouté Saint Jean l’Évangéliste.
Du IVe siècle au XIVème, lorsque le pape s’installa à Avignon, le Latran devint le siège principal de la papauté, devenant le symbole et le cœur de la vie de l’Église.
En 1378, avec l’élection de Grégoire XI, le siège du pontife revint à Rome, mais puisque le Latran était dans de très mauvaises conditions, il décida de transférer le pouvoir au Vatican.
Ce n’est qu’en 1650, que le pape Innocent X lança les travaux de restructuration totale de la basilique sous la coordination de Francesco Borromini.




C’est ensuite qu’a débuté la visite privée qui nous a emmenés vers la sacristie où les sœurs préparaient le prochain office, puis au chapitre où nous sommes assis pour écouter les explications de Monseigneur Valdrini, notre hôte.Nous avons ensuite pénétré au chapitre



En 1604, Henri IV, roi de France offrit l’abbaye bénédictine de Clairac au Latran pour le remercier de ses dons comme de sa conversion au catholicisme. Le pape lui confèrera le titre de premier et unique chanoine honoraire du chapitre de Saint-Jean-de-Latran. Depuis, la tradition s’est transmise aux chefs d’état français, qu’ils soient rois, empereurs ou présidents. Tous n’ont pas choisi d’assumer la charge, l’actuel président Macron l’a fait.

Et nous avons accédé au cloître, paisible lieu de fraîcheur et de prière




Après cette visite extraordinaire et après avoir chaleureusement remercié notre hôte tellement accessible et lumineux, nous avons été emmenés retrouver la foule au pied du Château Saint-Ange. Nous avons rejoint un restaurant de rue, en extérieur et d’où le soleil parcourant sa courbe nous a bien vite délogés.


Après cette pause, nous avons sillonné le centre de Rome pour y retrouver des lieux bien connus, les illustrations ne sont là pour pour raviver le souvenir…


La place Navona


Le Panthéon, submergé…



Eglise Saint Ignace de Loyola



Eglise Saint-Louis-des-français



Chiusa Del Gesu et nous finissons les visites par un passage invraisemblable à la Fontaine Trevi, plazza España où l’escalier de la Trinité-des-mont n’était même plus même visible…


De retour à l’hôtel, nous nous sommes changés avant de repartir en mini vans vers le restaurant de l’Eau vive, restaurant ouvert au public mais peu connu car exploité par les sœurs missionnaires de l’Immaculée. Il occupe l’ancien Palais Landi, construit à l’époque du Pape Jules II. L’accueil des sœurs a été à la hauteur de la reconnaissance qu’elles ont à l’endroit de Maître Jean*Pierre Boivin qui a eu l’art de les extraire d’une situation juridique complexe.



Nos deux Monsignori étaient avec nous et nous avons partagé un dîner simple mais admirablement cuisiné.

Ceux qui le souhaitaient ont pu chanter une action de grâce avec les sœurs et ce fut la fin d’une journée qui avait mêlé la noyade de la foule à la sérénité religieuse.
Sixième et dernier jour, dimanche 4 octobre
Nous visitons le musée national romain abrité par le Palazio Massimo



Comment ne pas être ému par cette brute, vaincue, ensanglantée qui regarde vers le ciel qui s’obscurcit pour lui…
Nous pouvons y observer de remarquables fresques





et ce sera la fraîcheur de cette fontaine qui sera notre dernière sensation d’un voyage qui n’en a pas manqué !