Paris XII-XIII se rend au Mont Valérien le mercredi 3 juin 2026, en souvenir des otages et résistants qui y furent fusillés.

Lieu de culte médiéval, puis forteresse militaire au XIXe siècle, le Mont-Valérien, durant la Seconde Guerre mondiale, a été le principal lieu d’exécution en France de résistants et d’otages fusillés par l’armée allemande.

Après-guerre, le site fut choisi pour honorer la mémoire de tous les combattants morts pour la France de 1940 à 1945. Le mémorial de la France combattante au Mont-Valérien fut inauguré par le général de Gaulle le 18 juin 1960.

Le Mont-Valérien est un élément central dans la compréhension de l’organisation répressive allemande sur le territoire français. La multiplicité des parcours des 1003 fusillés, résistants condamnés à mort, otages, communistes ou Juifs, permet aujourd’hui d’en décrire la diversité. (source Site du Mont Valérien ONAC)

Nous n’étions pas trop nombreux en cette belle journée de printemps où le ciel nous préservât des averses. Nous avons eu la grande chance d’être accompagnés par la fille de Monsieur Hubert Germain, le dernier des Compagnons de la Libération à rejoindre les cénotaphes de la chapelle.

La visite, commentée par un guide intéressant, fut l’occasion de nombreuses questions et de riches échanges ; beaucoup chez-nous avaient des souvenirs encore vivants de cette sombre période et ont pu recueillir quelques éclaircissements. Il y a même eu une rencontre « improbable « Je connaissait Hubert Germain, nous nous retrouvions à Trouville pour déjeuner au « Vapeurs » et plus tard, nous allions lui rendre visite aux « Invalides » ; empêchée aujourd’hui, je regrette de n’avoir pu dire quelques mots pour lui rendre hommage nous a écrit Magali ».

Photos ONACVG : A gauche, la chapelle où les condamné attendaient qu’on les emmène au lieu de leur exécution, à droite, huit des seize cénotaphes dans lesquels reposent les derniers Compagnons de la Libération , celui d’Hubert Germain est tout à droite.

A la sortie du mémorial, le groupe a souhaité sceller le souvenir par cette photo.

Après cette visite qui ne pouvait être que profondément émouvante, nous nous sommes retrouvés à l’enseigne du Père Lapin où, par réaction, l’excellent déjeuner fut aussi convivial qu’enjoué.