Décidemment la Section Paris XII-XII a de la chance avec les établissements qui ont un lien avec l’Art et la création.
Après le Lycée professionnel Corvisart-Tolbiac des Arts graphiques et des Arts du Livre, nous nous sommes rapprochés de l’Ecole Boulle.
Cela a commencé par la remise, par ricochet, de notre Bourse AMOPA à une élève en 2023 : Clara Martignoles, était pensionnaire de la Fondation Eugène Napoléon (pour laquelle nous avons créé une Bourse d’aide à leurs pensionnaires qui poursuivent un projet d’étude). Elle avait été sélectionnée pour la réalisation de son projet d’une table complexe ; à l’intérieur d’une structure métallique en laiton massif, un rideau en noyer d’Amérique doublé d’un paillé de bambou coulissait pour protéger la collection d’objets qu’elle contenait des regards, une fois le tiroir fermé.

Nous avons eu, depuis, la chance d’accueillir dans notre section Monsieur Yves Guérin qui exerce la fonction de Directeur Adjoint Délégué aux Formations Professionnelles et Technologiques et de Responsable du Bureau des Entreprises à l’Ecole Boulle.
Vendredi 26 juin avait lieu la présentation des chefs d’œuvres des élèves ; l’occasion de visiter les nombreux ateliers et de rencontrer les jeunes créateurs en sa compagnie.
Un certain nombre de travaux étaient inspirés de l’emblème de la Fondation Etrillard qui soutient l’Ecole Boulle ; un candélabre porté par un vase en Lapis-lazuli posé sur un socle en bronze doré, surmonté de bobèches : Un bel objet du XVIIIe.

Diverses interprétations en ont été faites, dont le second prix qui se sert des défauts du minéral pour mettre en valeur ses portions bleutées sur un cercle lentement rotatif, quant aux portions décolorées, elles se traduisent par des sculptures en divers bois du sud de la France, qui les représentent en trois dimensions, sur un cercle posé sur le premier, et qui tourne lui aussi, mais en sens inversé et un peu plus rapidement. A certains moments, les cercles s’alignent et la vue du corps du candélabre se reconstitue.
Comme pour toutes les autres œuvres, une réflexion approfondie ; sur le sens de l’œuvre, sur le choix de matériaux nobles, sur la démarche naturelle de leur transformation, est menée.



D’autres œuvres ont retenu notre attention ;

Cette variation en bleus marins est obtenue par la marqueterie de pièces métalliques, colorées exclusivement avec des acides. Dans les courants et mouvements suggérés des ondes, quelques incrustations d’or donnent de la vie. C’est une œuvre murale de taille importante


Ici, avec le but avoué de rompre avec la monotonie figée des objets épurés, l’élève en bronzerie a voulu créer une coupe : A partir d’une sculpture en forme de feuille de choux, elle a créé un modèle destiné au moulage de feuilles de bronze par le procédé de la cire perdue. La réunion de plusieurs feuilles dont la couleur est le produit naturel du moulage, permet d’obtenir une coupe élégante et aérienne.
Ailleurs, encore, des objets animés destinés à l’éveil de l’attention : A gauche, un tableau formé de languettes de bois teintées, elles sont orientables manuellement, au gré de l’humeur, et, à droite, un décors lumineux en applique dont les couleur et les décors pointillés illuminés changent de teinte au défilé des heures, évoquant le flux et le reflux des marées.


Et pour conclure, une monumentale sculpture en bois massif qui ne manque pas de vie.

Nous profiterons des journées « Portes ouvertes » pour aller visiter ce très bel établissement !